MOTO TOUR 2003

                                    

LE GRAND SAUT…

Pour cette première édition du Moto Tour, Bruno des Gayets et Claude de la Chapelle se lancent dans le grand bain en catégorie Classic, au guidon d’une Honda 400 Four de 1976 et 1979 ! les explications de Claude de la Chapelle.

C’est toujours la même histoire… un dîner entre copains où l’on parle de tout et de rien, où l’on refait le monde, où l’on évoque plein de chouettes bécanes, où l’on se refile des bons tuyaux, ces petites routes en lacets qu’il fait bon enquiller… Puis on en vient à parler du renouveau du mythique Tour de France, le Moto Tour, prévu début octobre. Quelle plus belle perspective que celle de rouler plein pot, sans crainte des radars, de s’arsouiller sur ce que la France recèle de plus belles routes, en spéciales, avec un maximum de sécurité ? Par les temps qui courent, nous ne pouvions ne pas y être !

                                 

Dix minutes plus tard, on s’y voyait déjà, en haut de l’affiche comme dirait charles Aznavour.
« Oui, mais ce serait bien de le faire avec des motos de l’époque, lança Bruno, ça tombe bien, je connais un TUB Citroën qui serait parfait pour l’assistance, comme ça on aurait un vrai team d’époque ».
On a tenu promesse. De fil en aiguille, de retard en galère, on a patiemment et avec coeur mis sur pied notre rêve : prendre le départ de notre première course sur route, en essayant, sans se prendre au sérieux, de bien faire les choses pour être dignes de la confiance accordée par nos partenaires au premier rang desquels Honda. Nous avons affûté deux splendides 400 Four, sélectionnées pour leur agilité (sorte de 600 hornet de l’époque !) en conservant les coloris et l’esprit très tendance des années 70.

Notre TUB Citroën tentera de nous suivre à son rythme (ou plutôt de son moteur de Traction !) emmené par Francis Garnier, bricoleur de génie, ex-mécanicien de Grand Prix, aussi à l’aise dans un paddock que sur les pistes d’Afrique. Il aura pour mission de bichonner nos motos pour que nous puissions aller au bout du rêve…

N° 300 : Bruno DES GAYETS, 45 ans, directeur associé de Wake Upp.

Photographe indépendant pendant 10 ans, Bruno a rejoint l’agence Wake Upp en 1992. Il a grandi du côté du célèbre circuit de Charade, attrapant ad vitam aeterman le « virus » du ricin qu’il soigne (en espérant ne jamais guérir…) en collectionnant les Honda (de la 125 CB à la GL 1000 en passant par la RC 30, il les possède toutes après les avoir amoureusement restaurées), en roulant quotidiennement sur une CB 1000 Big One et en abordant avec ce Moto Tour sa première compétition.

                                       
N° 301 : Claude DE LA CHAPELLE, 41 ans, rédacteur en chef d’Option Moto et d’Option Tout-Terrain.

Ex-rédacteur en chef de VSD Moto Passion et VSD F1, ex-rédacteur en chef adjoint de Moto Revue… Il est passionné de moto depuis plus de 25 ans. Son carnet de (mauvaises) notes de troisième indiquait : « Il n’y a pas que la moto dans la vie ». Ce à quoi il répondit : « Dans la mienne, si ! » Après quelques saisons de championnat de France d’enduro il y a quinze bonnes années de cela et d’endurancee tout-terrain, il participe avec ce Moto Tour à sa première compétition sur route.

Le Moto Tour 2003, version Francis.

« C’est parti un peu d’une connerie avec deux journalistes que je connaissais, qui m’ont amené deux Honda 400 Four : une à restaurer de A à Z comme à l’origine et une à coursifier comme elle aurait pu être dans les années 70. Pour parfaire le tout, ils m’ont ramené un magnifique HY pourri jusqu’à l’os pour faire un véhicule d’assistance. Je l’ai peint avec Céline dans la cour de La Roussille (atelier de Niort), un peu à la louche, aux couleurs des Honda racing d’époque.

Donc, avec ce biniou, j’ai fait tout le premier Moto Tour, à savoir un peu plus de 3000 bornes à 50/60 kmh de moyenne. J’ai trouvé le temps long par moments, mais je n’ai eu absolument aucun souci avec ce petit engin et j’ai eu un succès fou auprès du public partout où je suis passé.

Les motos également, n’ont eu absolument aucun problème, c’est agréable de faire une épreuve avec ce genre d’engins parce que tu n’as absolument rien à faire, c’est assez relaxant, ça change des rallyes africains ou des GP.


Quant au classement, ils ont fini hors temps (la chasse au chrono n’était pas une priorité). On a eu un beau succès d’estime pour cette première épreuve. »