Honda 750 Four K0 de 1969

« La base est une HONDA 750 Four K0 de 1969 qu’on m’a filée il y a une bonne douzaine d’années. Cette machine était morte, morte, morte de chez morte, abandonnée dans une cabane de jardin, en pièces, en mille morceaux, tout par terre, sur la terre battue, que ce soient les bouts de partie cycle, les bouts de moteur, les arbres à cames, le vilo : tout était dans la terre. Le cadre avait été magnifiquement peint au pinceau sans que rien ne soit démonté, y compris les cables, les gaines, le faisceau…

              

Il y avait une magnifique coque Chaplot, monocoque des années 70 qui ressemblait aux trucs de fêtes foraines, c’était absolument immonde. Je me suis mis comme défi de redonner vie à cette machine mais comme je ne voulais pas trop me ruiner pour avoir ma 4 pattes, c’est un peu un patchwork.

Pour la partie mécanique, comme j’étais chez Tech 3 avec Guy Coulon, grand fan de Honda, celui-ci m’a aidé et conseillé dans la recherche des pièces. Dans ce moteur, il y a un kit 900 Danzi, un kit italien d’époque. J’ai viré la rampe de carbus à cables qui était vraiment très endommagée pour une plus récente. Mécaniquement, c’est tout, elle est bien reconditionnée, bien saine…

                                                             

 Côté partie cycle : cadre, roues, fourche, freins, c’est du 4 pattes d’origine, avec un double disque à l’avant, s’il vous plait, option d’époque. Le réservoir est celui d’une Norton Wasp, side-car des années 70, le cul de selle est aussi un bout de side-car cross Hagon des années 70, guidon Renthal, garde-boues fait main, l’optique est celui d’une 125 DTMX.

Le 4 en 1 est une grosse bidouille : il y a des bouts de coude de BM, de T 500, de 4 en 1, assemblés les uns aux autres. Le silencieux est un March, chiné à l’époque et tout est à l’avenant…

                                                        Cette machine est équipée de pneus trails et grosso modo elle est baptisée « La Forestière » : c’est la moto pour tourner dans la campagne, pour se faire des petites balades peinard…

                                                     

Cette machine revient vraiment de loin, c’est une des pires que j’ai reconditionnées, les puristes vont crier : « Au secours ! » mais ce n’est pas grave, ça ne me touche pas. Malgré tout, c’est une machine qui m’a coûté le plus de pognon ! »